Organismes à But Non Lucratif en péril…
Textes de la Ville obscurs
Une
pénalisation
"déguisée" à l'égard des
OBNL ?
L'OBNL, surpris de perdre toute subvention
pour cause de déménagement, interrogeant la Ville au sujet de documents et
règlements qui n'en touchent pas mot, se voit répondre:
"Très clair pour les avocats"
Étant eux-mêmes les rédacteurs on peut
comprendre qu'ils se comprennent, mais textes et règlements s'adressent à tous
les citoyens, non aux seuls juristes.
Cependant, en prenant l'approche juridique
même, " aux yeux de l'homme raisonnable ", c'est-à-dire " la
personne moyenne de la société", ces documents, quant à la perte de
subvention due à un déménagement, sont plutôt "occultes"...
Voyez vous mêmes…
D'abord les documents
explicatifs pour le public puis les règlements…
Document explicatifs :
2003; le premier message de la Ville; "Message important", au sujet de l'abolition de la taxe d'affaires décidée par
l'administration municipale, après des discussions, "en coulisse"
diraient certains avec le gouvernement du Québec.
(Voir les pages "Débat Assemblée Nationale")


" Proportionnelle au nombre de
jours … ", cela ne veut pas dire seulement ce que cela a l'air de dire…
Cela veut dire aussi que si l'organisme quitte son local au cours de l'année
2004, par exemple en fin août, il aura à rembourser 4 mois de la subvention.
Avant le "remplacement de la taxe d'affaires", si l'OBNL
déménageait, par exemple en fin août, il n'avait rien à rembourser, puisque étant exempté il n'avait touché aucune subvention et n'avait eu
aucune taxe à payer.
Petit "impact" possible que celui-ci ?
Où est-il écrit que si l'organisme exempté déménage,
il n'aura droit à plus aucune subvention, même s'il est de nouveau reconnu par
la CMQ ?
En l'absence de précision, cela pouvait se comprendre ainsi:
Advenant qu'un organisme exempté déménage et
occupe un nouveau local situé dans un des secteurs pour lesquels la taxe
d'affaires était appliquée avant son remplacement, le montant de
la subvention accordée au locataire de nouveau admissible est égal au montant obtenu en
multipliant la valeur locative du nouveau local de l'occupant exempt inscrite au rôle au 31
décembre 2002 par le taux de la taxe d'affaires du secteur spécifique imposée
pour l'exercice 2002. La subvention est proportionnelle au nombre de jours durant
lesquels l'occupant exempt aura
occupé son nouveau
local en 2004.
Il y a dans ce document deux formules plutôt "douteuses":

1) "peut"
avoir un impact ? Cela n'est qu'une possibilité ?
Comment cela ne serait qu'une " possibilité d'impact " si l'OBNL exempté voit son loyer
augmenter du montant de la taxe d'affaires, dont il est exempté ?
(Le propriétaire usant de la loi qui lui donne le pouvoir
d'ouvrir le bail déjà signé)
Comment cela ne serait qu'une " possibilité d'impact " si l'OBNL qui doit changer de local
perd "à jamais" la subvention, et ce malgré le fait d'être de nouveau reconnu
par la CMQ pour le nouveau local…
Comment cela ne serait qu'une " possibilité d'impact " si dès la fin du programme de
transition de 3 ans, le programme de subvention pour les OBNL ne sera plus
reconduit ?
Ce changement de régime "peut" être un impact ?
Voilà, en l'apprenant avec le budget 2003
de la Ville, ce qu'en a dit la Chambre de commerce de
Montréal métropolitain (CCMM) :



Pour la CCMM le remplacement de la taxe d'affaires par
une taxe foncière allait
créer des impacts dont 3 années au moins seraient nécessaires pour s'y adapter…
2) "L'administration municipale a décidé de reconduire"?

En 2004 l'administration municipale a
effectivement reconduit la subvention de 2003, année de son apparition.
Mais comment pouvait-elle
reconduire en 2003 une subvention qui n'existait pas en 2002 ?
Les OBNL exemptés n'avait pas besoin de
recevoir une subvention pour un compte égal à zéro.
Cela ressemble à une formule fallacieuse
quant à ce qu'elle est sensée décrire.
Une formule qui ressemble à un déguisement d'une
stratégie visant à supprimer à terme toute exemption de taxe à l'égard des OBNL
locataires.
Cela sous une apparence de compréhension et
de générosité municipales en amalgamant la situation des propriétaires devenus
percepteurs pour la ville et celle des OBNL.
Simple quête d'harmonie ?
Équivalence sans équité ?
La Ville clairement annonce que " l'équivalent
des revenus générés par la taxe d'affaires" est "désormais perçu au moyen d'un taux de taxe foncière particulier"

Les revenus restent les mêmes, les
entreprises taxées également. Ce qui change c'est le "moyen" de
perception.
(Quels buts? Voir les pages relatives aux aveux du ministre des Affaires
municipales d'alors monsieur André Boisclair. "Débat Assemblée Nationale" )
L'équivalence
pour les OBNL c'est la permanence effective de
leur exemption d'une taxe qui reste la même en essence et en substance et dont
seul le "moyen" de perception change.
Mais au contraire cette équivalence est discrètement rejetée. Cela ressemble étrangement à de l'opportunisme arbitraire.
Logique et bon sens, où vous cachez-vous?
Aucun revenu n'était perçu des OBNL puisque
exemptés.
Dès lors pourquoi ne pas équivaloir et transférer l'exemption de la taxe d'affaires à la taxe sur les immeubles non résidentiels?
Quelle logique autre que l'application
froide d'une logique mécanique douteuse de taxer les OBNL qui doivent
déménager?
Quels sont les buts visés à terme lorsque
discrètement l'on prévoit d'avance l'arrêt de toute subvention en concomitance avec la fin de la "période de transition" de 3
ans ?
Pourquoi profiter de ce "choix
difficile"
(Voir les pages "Frank Zampino
Explique") pour mettre en place une politique
de suppression
discrète de la subvention des OBNL et ainsi les
mettre en péril?
Oui !
à
l'équivalence des revenus
(En fait beaucoup plus qu'une équivalence, une croissance des revenus Voir
pages "Débat Assemblée Nationale")
Non !
A l'équivalence du statut des OBNL quant à cette taxation.
Équitable ?
Candidats à la mairie de la Ville de Montréal,
visionnaires, et investis de l'élan d'aller de l'avant

Allez-vous maintenir cette situation inéquitable qui compresse les OBNL et
les met en péril ?
Avez-vous vu
l'iniquité et prévu dans vos programmes électoraux le redressement de cette
situation attentatoire à l'existence même des OBNL et vous élancer à restaurer l'équité?
Hélas, guères prometteurs sont vos programmes à ce sujet …
(Voir pages "Programmes Électoraux")
L'administration
municipale a-t-elle rendu plus clairs ces textes explicatifs les années suivantes ?
Non. Voyez pour 2005…
Aucune
démarche à entreprendre, tout baigne dans l'imprécision. C'est du "copier-coller"
mécanisé.


2005 - Dépliant annonçant le maintien des programmes de subventions pour
2005. Le petit
encart concerne les exemptés, le reste du pamphlet
les propriétaires.

Du "Copié-collé"…


Ce n'est pas
l'immeuble qui est exempté, mais le locataire en vertu de son activité dans l'immeuble qu'il occupe.
Lorsque déménage le locataire exempté, l'immeuble est taxable.
Dans le nouveau régime fiscal, que le locataire exempté qui déménage perde
l'effectivité de son exemption (sous la forme d'une subvention) pour son nouveau
local est une logique pour le moins questionnable...
Après avoir vu les documents explicatifs pour le public, voyons maintenant le
règlement
(04-167) pour l'exercice
financier 2005:
Trouvez le lieu où il est écrit que si l'organisme exempté déménage, il n'aura droit à
plus aucune subvention, même s'il est de nouveau reconnu par la CMQ…

VILLE
DE MONTRÉAL- RÈGLEMENT - 04-167- RÈGLEMENT SUR LES SUBVENTIONS AUX LOCATAIRES ADMISSIBLES-
(EXERCICE FINANCIER 2005)
Vu
l'article 151.6.1 de la Charte de la Ville de Montréal (L.R.Q., chapitre
C-11.4);
À
l’assemblée du 17 décembre 2004, le conseil de la Ville de Montréal décrète :
SECTION I - DISPOSITIONS GÉNÉRALES
1. Dans le présent
règlement, les mots suivants signifient : (…)
2. Le présent règlement s'applique à l'exercice
financier 2005.
SECTION II - SUBVENTION
3. Il est accordé à tout
locataire admissible une subvention égale au montant obtenu en multipliant la
valeur prévue au paragraphe 1 par celle prévue au paragraphe 2° :
1° La valeur locative inscrite au rôle de la valeur locative au 31 décembre
2002, de l'établissement d'entreprise dans lequel ce locataire exerçait à cette
date une activité visée à l'article 232 de la Loi;
2° Le taux de la taxe d=affaires imposée pour l'exercice financier de 2002
dans le secteur où est situé cet établissement.
Cette subvention est
calculée proportionnellement
au nombre de jours durant lequel le locataire admissible a occupé ce local
durant l'exercice financier 2005.
4. La subvention est versée
au locataire admissible, par chèque, au plus tard, le 30 juin 2005.
Pour être cohérent et juste, il faut également lire les règlements pour les
exercices financiers 2004 et 2003 (2003 étant le premier exercice
financier de l'application de la nouvelle taxe)
Lisez et constatez.
Règlement (02-250) exercice
financier 2003
Règlement (03-202) exercice
financier 2004
"Très clair pour les avocats" disent aux élus les avocats de la Ville.
Outre que cela même n'est pas évident aux yeux d'un juriste, est-ce ainsi
que les élus s'acquittent du devoir et de la responsabilité de servir le bien public, raison pour laquelle les citoyens les élisent ?
Ne nous laissons pas conduire
ainsi.

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